Les 1ères notions d’assurance et de prêt apparaissent dès l’antiquité, le long de la méditerranée. Elles sont concrétisées par l’utilisation de nouveaux mots (banquiers, protocole d’accords). De - 1915 à -1913 : le long de la méditerranée, 1ère réglementation de dépôt de marchandises et de crédit, crée par Hammourabi, roi de Babylone.
Pendant des siècles, les prêteurs grecs installent leurs tables de change et leurs bancs sur les marchés, d’où leur nom de « banquiers ». Le commerce maritime se développe et le principe du prêt s’étend à l’ensemble des pays méditerranéens. Dans ses écrits, Démosthène, (-384à -322), explique la procédure : « … l’emprunteur ne remboursant la somme prêtée que si la marchandise arrive à bon port ». Les risques sont grands et les taux établis en conséquence : ils atteignent 30%, voire 50% ! -27 à 476 : sous la Rome Impériale, le terme «protocole d’accord » entre marchands, et autorités publiques remplace le mot « prêt ». L’administration s’engage à rembourser les pertes des navires causées par l’ennemi ou la tempête. 750 au Xe siècle : sous les Carolingiens, de véritables réseaux financiers s’étendent à travers l’Europe. Un marché s’installe sous la forme de comptoirs appelés communément « facteurs » : « celui qui exerce pour le compte d’un autre ». Jusqu’au XIIe siècle : les guerres de religion freinent le commerce. Puis, le crédit prend un nouvel essor. 1234 : malgré la pression du pape Grégoire IX, hostile à toute notion d’intérêt dans l’activité de prêt, les banquiers s’organisent grâce aux templiers. Ces derniers deviennent «grands banquiers internationaux ». 1250 : les négociants mettent au point un système de couverture, la convention d’assurance : l’armateur achète la cargaison, puis la vend à son arrivée, majorée du « coût du risque ». Ce processus de vente et d’achat est très lourd. Les armateurs décident de se limiter à payer ce « coût du risque», équivalent de notre prime d’assurance actuelle. Les négociants quant à eux, s’engagent à régler la somme assurée, en cas de naufrage ou de piraterie. Cette technique est simple et présente de nombreux avantages : - Le négociant n’investit plus dans la cargaison et peut assurer un plus grand nombre de marchands - L’armateur est libéré des conséquences d’un naufrage. Fin du XIIIe siècle : la création de la « lettre de change », en Italie, rend ce système possible. Elle concrétise une négociation par laquelle une personne cède à une autre moyennant un prix convenu, des fonds placés dans un établissement financier. Ainsi, les capitaux circulent plus facilement que les marchandises. A cette époque, les « facteurs » jouent un rôle de courtier itinérant et les hommes d’affaires dirigent les opérations depuis leur office. Les villes portuaires : Londres, Amsterdam et Marseille supplantent Gêne, Florence et Venise… En savoir plus |